« Bonsoir, et merci à tous de votre
présence.Cest
pour moi un grand honneur et un grand plaisir de
vous présenter ce soir Maître Ming Shan,
auprès de qui japprend le Yiquan, et dont
je vous parle souvent, ainsi que sa femme,
Maître Niu Xiurong, qui est Maître de Tai chi
du style chen, de la Fédération de Pékin.
Avant
tout, je voudrais souligner que
lassociation ETIYQ, cest-à-dire
l Ecole Tarnaise d Initiation au
Yiquan, va entamer dans peu de temps sa 3ème
saison, et je men réjouis, car je dois
vous avouer quen la créant, je ne savais
trop pas comment les choses allaient tourner.
En
effet, le moins que lon puisse dire,
cest que les débuts ont été assez
difficiles : malgré les affiches et
plaquettes, je me suis au départ retrouvé tout
seul !
Puis,
les articles dans la presse locale aidant, 2
personnes, puis 3, puis 4, puis encore quelques
unes, par le bouche à oreilles, sont venues
sinscrire, et nous avons terminé la 2ème
saison avec tout de même une quinzaine de
licenciés.
Lassociation
se porte donc bien, et jespère
quelle rencontrera autant de succès, voire
plus, dans les années à venir.
Si je
lai créé, cest essentiellement pour
2 raisons.
Tout
dabord, après avoir pratiqué les arts
martiaux et sports de combat depuis mon enfance,
jétais de plus en plus déçu par la
dérive que prennent un certain nombre
darts martiaux et de techniques asiatiques
de santé.
Sans
rentrer dans le détail, on peut quand même
faire le double constat suivant :
- dune
part, les arts martiaux ont parfois tendance à
devenir de simples sports daffrontement,
avec une efficacité parfois très douteuse en ce
qui concerne la self-défense, et entretiennent
trop lesprit de rivalité et de
compétition.
- dautre
part, en ce qui concerne les techniques
asiatiques de santé, elles deviennent le refuge
de charlatans en tout genre.
Le
Yiquan, même sil commence hélas lui aussi
à être dénaturé, est un art martial
authentique, qui réunit 3 aspects indispensables
et qui devraient être indissociables :
- Tout
dabord, le bien-être et la santé du corps
cest le premier aspect
- Ensuite,
la self-defense, le combat cest le
deuxième aspect
- Enfin
la spiritualité, le calme et la tranquillité de
lesprit cest le troisième
aspect
Ce que
je souhaitais, donc, cétait, à mon petit
niveau, faire découvrir bénévolement le Yiquan :
cest là la première raison.
Jétais
élève de Maître Ming Shan et il ma
choisi cette année comme un de ses disciples,
cest-à-dire un élève proche, qui
entretient avec son Maître une relation de
cur à cur : pour cette raison
jestime quil est encore plus de mon
devoir de mentraîner, de progresser et de
faire connaître le Yiquan.
Je
souhaite sincèrement partager avec toutes les
personnes intéressées ce que japprend
auprès de lui, et jespère ainsi leur
apporte un moyen dépanouissement et de
bien-être.
Nous
navons pour linstant pratiqué que
les techniques de bien-être et de relaxation du
Yiquan, mais, à la rentrée, les personnes
intéressées pourront aussi en goûter
laspect martial, toujours dans le même
esprit convivial de partage, sans souci de
compétition ni de rivalité.
Il ne
sagira pas de « cours », mais
dune simple initiation, dans la limite de
mes compétences encore très limitées, afin de
faire découvrir cette facette du Yiquan et
davoir ainsi des partenaires dentraînement
pour pouvoir progresser ensemble.
Ensuite,
la deuxième raison qui ma poussé a créer
cette association, cest le désir de rendre
hommage à la démarche de Maître Ming Shan,
dont la sincérité ma marqué dès notre
première rencontre.
Maître
Ming Shan est né en 1948 et pratique les arts
martiaux depuis sa tendre enfance.
Alors
quil était encore tout jeune, il
sexerçait déjà avec son grand-père, qui
était expert en kung fu shaolin du Sud.
Quand
il est arrivé en France, il a fait le tour des
différents arts martiaux et sports de combat, en
pratiquant entre autres le karaté, le taekwondo,
la viet vo dao, le kung fu de la mante religieuse,
la boxe anglaise et la boxe thaïlandaise.
Son
expérience du combat nest pas livresque,
ni limitée à des entraînements ou à des
compétitions avec des règles : il la
aussi forgée durant les années où il a été
agent de protection, ainsi que lors de son
travail à la porte des boites de nuit et des
bals de campagne.
Malgré
sa pratique et ses connaissances, il ressentait
un profond manque et sest mis à chercher
quelque chose de plus profond.
Pendant
près de 20 ans, il a fait de longs séjours en
Chine pour chercher et étudier un art martial
authentique, qui réunirait la santé, le combat
et la spiritualité.
Sa
rencontre avec le Yiquan a été déterminante,
et il a appris auprès des plus grands Maîtres
Chinois, devenant leur disciple et leur
représentant pour lEurope.
Il
uvre en France pour faire connaître un
Yiquan authentique, non dénaturé.
Je le
remercie du fond du cur pour son
enseignement, et son amitié, ainsi que sa femme,
Maître Niu, à qui je cède maintenant la place
pour une petite démonstration de Tai Chi. »
Fin de citation
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